La découverte de dix lettres du marquis français de La Fayette (1757-1834) à Charlotte Sophie d’Aldenburg-Bentinck (1715-1800) par l’archiviste et l’historienne Menoucha Ruitenberg, faisait palpiter son cœur. Les lettres ont été écrites entre 1778 et 1785. Et la question se pose : avaient-elles jamais été publiées?
Aux Etats-Unis comme en France, de La Fayette appartient aux figures historiques les plus importantes. Il fut un engagé volontaire dans l’armée des colons américains et se battit contre les Britanniques lors de la guerre de l’Indépendance (1775-1783). A l’époque, il était lié d’amitié avec le général George Washington, qui deviendrait le premier président des Etats-Unis. Pendant la guerre de l’Indépendance, le marquis joua un rôle important en tant qu’officier chargé du commandement. On l’éleva finalement au rang de général en chef. Le Congrès américain lui octroya une somme de $ 200.000 et des terres situées à Tellahassee en Floride. En 2002, le Congrès américain lui concéda la citoyenneté honorable à titre posthume. Cette honneur survint également à tous ses descendants. Sa statue se trouve dans un des quatre coins du Parc Lafayette, situé au nord de la Maison Blanche à Washington et elle est accompagnée (dans les coins subsistants) par des statues d’autres héros étrangers de la Révolution américaine. De La Fayette fut aussi un grand personnage de la Révolution française.
Dans ses lettres à Charlotte Sophie, l’héroïne dans deux romans de l’auteur néerlandais Hella Haasse, de La Fayette s’exprime en détail du déroulement de la bataille dans la guerre de l’Indépendance. Il est outré de la violence britannique et accuse les Britanniques de tuer des femmes et des enfants innocents. Dans ces lettres, à part de quelques déclarations personnelles notamment sur la santé, il s’agit principalement d’affaires politiques, sociales et militaires.
Ruitenberg a découvert les lettres pendant une campagne d’accessibilité des archives de la famille Bentinck. En 2002, elle a commencé à dresser un inventaire des pièces d’archives de cette famille aristocratique. Elle continue à trouver des choses inattendues dans cette « mine » historique. Elle écrit régulièrement sur son travail et ses découvertes dans son joueb. Le premier message est apparu en novembre 2010, le deuxième en avril 2011.
Les archives de la famille Bentinck ne sont accessibles au public qu’après la mise au point de l’inventaire prévue pour 2013.
Ce projet des Archives de Gueldre (het Gelders Archief) , est co-financé par le fonds VSB, le fonds culturel Prince Bernhard, la commune de Rheden et la Propriété Middachten.